Bruxelles : Un an sans gouvernement, mais toujours pas sans réunions !

Bouchaib El Bazi

Six partis, mille réunions, zéro gouvernement… mais beaucoup d’espoir et de café.

Il aura fallu 13 mois, 6 partis, 4 crises existentielles, et au moins 127 cafés mal filtrés pour qu’enfin, les formations politiques bruxelloises se disent : « Et si on essayait… de parler ? »

Car oui, chers lecteurs, le miracle a (presque) eu lieu ce dimanche , le MR, le PS, Les Engagés, Groen, l’Open VLD et Vooruit ont décidé – tenez-vous bien – d’entamer des négociations pour former un gouvernement. Non, pas de le former. Juste de commencer à discuter peut-être un jour de comment on pourrait y penser.

#BruxellesSansGouvernement

Un an de vide… mais bien rempli

Depuis les régionales de 2024, la Région de Bruxelles-Capitale tourne en mode “gestion des affaires courantes”, ce qui, en Belgique, veut dire qu’on peut continuer à ne rien faire légalement. Une prouesse administrative qu’aucun pays n’oserait assumer… sauf le nôtre.

Pendant ce temps, les ministres sortants continuent de faire des discours d’entrée, alors qu’ils sont en sortie depuis un an. Les administrations tournent à l’économie d’énergie – plus par manque de directives que par souci écologique – et les citoyens, eux, s’habituent à l’idée que la politique est devenue un art contemplatif.

Une lueur d’espoir (ou de fatigue)

Alors que la lassitude générale menaçait de faire exploser le thermos des discussions, le MR a sorti son joker , proposer une personnalité “civile” comme secrétaire d’État. Un geste de grande audace, presque révolutionnaire dans une Belgique où les seules personnes civiles autorisées à gouverner sont les présidents de parti.

Mais ne crions pas victoire trop tôt. Ce n’est pas un accord de gouvernement. Ce n’est pas une déclaration commune. Ce n’est même pas un calendrier. C’est… une promesse de conversation. Un peu comme dire à son ex : “On devrait se parler un jour, peut-être.”

Et maintenant ?

Les observateurs se perdent en conjectures. Les citoyens, eux, s’interrogent :

  • Qui va gouverner Bruxelles ?
  • Est-ce que le gouvernement sera formé avant les prochaines élections ?
  • Est-ce qu’il faut prévoir un budget spécial pour les croissants des réunions de négociation ?
  • Peut-on envisager une Région sans gouvernement comme un concept artistique ?

Les partis, eux, assurent que “les discussions se dérouleront dans un esprit constructif”, ce qui, en langage bruxellois, veut dire : “Chacun va camper sur ses positions, mais avec le sourire.”

 En attendant Godot (et le ministre-président)

En somme, la Région de Bruxelles vit une période d’innovation démocratique , faire fonctionner une entité politique sans gouvernement élu, en gardant les apparences, les budgets, et les sièges bien chauffés.

Les Belges, fidèles à leur humour résilient, se disent que c’est peut-être mieux ainsi : au moins, personne ne fait de bêtises.

Et puis, entre nous, un gouvernement qui ne gouverne pas… ça change quoi ?

#BelgiqueSurréaliste

#BruxellesSansCapitaine

#OnVaFormerUnGouvernementPromis

#RégionZen

#ChaisesMusicalesVersionPolitique

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