Corruption à prix réduit : quand la police propose un « black friday » de la contravention
Bouchaib El Bazi
Un policier de la circulation sur une route marocaine a arrêté un migrant marocain venant de Belgique, sans qu’aucune infraction n’ait été commise, et lui a adressé un large sourire avant de lancer son offre spéciale : « L’amende, c’est 300 euros… mais pour vous, seulement 100 euros en liquide et sans reçu.
une scène plus proche des promotions du « Black Friday » que de l’application de la loi. Mais le conducteur a renversé la situation en exigeant la contravention officielle et un reçu légal, ce qui a instantanément fait passer le visage de l’agent du bleu de l’uniforme à la pâleur d’une imprimante en panne.
L’agent lui a alors rendu ses papiers calmement, en murmurant : « Allez-y, la route est libre ». Une situation aberrante qui nuit à l’image d’une institution sécuritaire que le Directeur général de la Sûreté nationale a pourtant réformée en profondeur, en revalorisant les salaires de ses fonctionnaires et en affichant une tolérance zéro envers ceux qui ternissent sa réputation.
Mais visiblement, certaines poches de corruption persistent, comme si elles n’avaient pas compris que l’ère des « promotions » hors-la-loi est révolue.