Abdellatif Hammouchi : entre discrétion institutionnelle et guerre informationnelle
Par Bouchaib El Bazi
Il est des figures qui échappent au tumulte médiatique mais dont la présence s’impose comme une évidence silencieuse. Abdellatif Hammouchi appartient à cette catégorie rare , celle des serviteurs de l’État qui façonnent la stabilité d’un pays sans chercher ni la lumière, ni les applaudissements. Son rôle à la tête de la DGSN et de la DGST dépasse la simple gestion sécuritaire , il incarne un modèle de vigilance permanente, de rigueur institutionnelle et de fidélité au Royaume.
Or, depuis plusieurs mois, son nom est instrumentalisé dans une offensive médiatique transnationale. Cette campagne, pilotée en grande partie par les relais de la junte algérienne, illustre une dynamique bien connue dans les relations internationales contemporaines : celle de la guerre informationnelle. L’objectif est clair , fragiliser la confiance entre l’État et ses citoyens en ciblant l’un de ses principaux garants de sécurité.
Ces attaques ne reposent ni sur des preuves ni sur des enquêtes sérieuses. Elles s’apparentent plutôt à une stratégie de psychological operations, où la rumeur devient arme, l’insinuation devient outil, et la répétition médiatique remplace l’argument. L’initiative dite « Jabaroot » illustre cette mécanique : derrière un vernis d’investigation, elle ne produit que des narrations toxiques, destinées à semer le doute et à éroder la cohésion nationale.
Cependant, analyser ce phénomène impose de distinguer l’homme de l’Institution. Derrière Hammouchi, il y a une architecture sécuritaire complexe, intégrée, qui constitue l’épine dorsale de la stabilité marocaine. Attaquer le responsable, c’est en réalité viser l’édifice qu’il représente , la souveraineté nationale, l’autorité de l’État et, ultimement, le lien organique entre le Roi et son peuple.
L’histoire récente démontre pourtant la résilience de ce modèle. Loin de fragiliser l’appareil sécuritaire, ces campagnes révèlent surtout l’angoisse de ses adversaires, incapables de rivaliser sur le terrain de l’efficacité opérationnelle. En effet, la crédibilité d’Hammouchi repose moins sur sa parole — rare — que sur des résultats tangibles , démantèlement de réseaux terroristes, maîtrise du renseignement stratégique, coopération sécuritaire internationale.
En définitive, réduire ces attaques à de simples calomnies serait insuffisant ; il faut les comprendre comme une manifestation de ce que Joseph Nye appelait le soft power négatif , l’usage de l’information non pour séduire, mais pour déstabiliser. Or, dans ce champ, le Maroc dispose d’un atout fondamental , une opinion publique désormais éduquée aux logiques de manipulation et consciente que la sécurité nationale ne se résume pas à un homme, mais à une institution.
Ainsi, au-delà du vacarme médiatique, demeure une vérité simple , la solidité du triptyque Dieu, la Patrie, le Roi. Tant que ce socle persiste, aucune campagne, aussi agressive soit-elle, ne pourra fissurer l’édifice marocain. Abdellatif Hammouchi, par sa discrétion et son efficacité, en est aujourd’hui l’un des symboles les plus éloquents.