Le Japon réaffirme sa position officielle concernant le « polisario » lors de la conférence TICAD-9 à Yokohama
Par Bouchaib El Bazi
Yokohama – Mardi 19 août, à l’occasion de l’ouverture de la neuvième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-9), le ministre japonais des Affaires étrangères, Takeshi Iwaya, a tenu à clarifier une nouvelle fois la position officielle de son pays au sujet du soi-disant « polisario ».
S’exprimant devant les ministres africains et les représentants d’organisations internationales présents, M. Iwaya a déclaré :
« Je voudrais réaffirmer que la participation à cette réunion d’un quelconque acteur que le Japon ne reconnaît pas en tant qu’État n’affecte en rien la position de notre pays sur son statut. »
Une ligne diplomatique constante
Cette mise au point s’inscrit dans la continuité des déclarations antérieures de la diplomatie japonaise, notamment lors des rencontres préparatoires et des interventions publiques des responsables gouvernementaux. Le Japon, attaché aux principes de la légalité internationale, veille ainsi à dissiper toute ambiguïté : la présence du « polisario » à certains forums, sous couvert de l’Union africaine, ne saurait en aucun cas être interprétée comme une reconnaissance ou une légitimation de ce mouvement en tant qu’État.
Convergence avec la communauté internationale
La position japonaise rejoint celle de l’Organisation des Nations unies et de la majorité écrasante de ses États membres, qui refusent de reconnaître le « polisario » et soutiennent massivement l’initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007 comme solution crédible, sérieuse et réaliste au différend régional.
La TICAD-9 : partenariat et développement en Afrique
La conférence TICAD-9, organisée à Yokohama du 19 au 23 août, vise à renforcer les partenariats stratégiques entre le Japon et les pays africains. L’événement se concentre sur les enjeux de développement durable, de coopération économique et de consolidation de la paix et de la stabilité sur le continent.
À travers cette clarification, le Japon confirme une fois de plus son attachement à une approche constructive et respectueuse du droit international, tout en réaffirmant son soutien à des solutions consensuelles et réalistes en Afrique.