Le roi Mohammed VI fait de la jeunesse marocaine le pilier du nouveau modèle de développement
Par Bouchaib El Bazi
Bruxelles – Dans un contexte marqué par de profondes mutations sociales, économiques et géopolitiques, le roi Mohammed VI place la jeunesse au cœur du projet de société qu’il conduit depuis son accession au trône. Convaincu que cette catégorie constitue une force de changement et un levier stratégique de modernisation, le souverain en fait une priorité nationale, en articulant ses orientations autour de l’éducation, de la formation, de l’emploi, de la justice sociale et territoriale.
Une stratégie multidimensionnelle
Dans ses discours et ses directives, le roi insiste sur le fait que l’autonomisation des jeunes n’est pas un objectif conjoncturel, mais un choix stratégique nécessitant une approche intégrée. Ce cap s’illustre par des politiques publiques ambitieuses , création de centres de formation et d’insertion professionnelle, déploiement de complexes socio-sportifs et d’espaces d’innovation technologique, ainsi que par l’appui à l’entrepreneuriat et au travail indépendant.
Des programmes tels que « Intelaka » et « Forsa » facilitent l’accès des jeunes aux financements bancaires, tandis que l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), dans sa troisième phase, favorise l’émergence de coopératives et de start-up portées par de jeunes talents. Cette dynamique traduit le passage d’une logique d’assistance à une logique d’empowerment durable.
Justice sociale et territoriale
La vision royale met également l’accent sur la réduction des inégalités régionales. Dans son discours du Trône de juillet 2025, le roi a appelé à un « nouveau cycle de projets territoriaux intégrés », visant à offrir aux jeunes ruraux des opportunités économiques et sociales équitables. L’accès à l’éducation, à la santé et aux infrastructures de base dans les zones rurales et montagneuses devient ainsi un levier essentiel de redistribution des richesses et de cohésion nationale.
Le pari du numérique
Dans un monde marqué par l’accélération de la transition digitale, le Maroc mise sur le numérique comme vecteur d’intégration des jeunes dans l’économie mondiale. Le développement des compétences dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, l’analyse de données ou la fintech ouvre de nouveaux horizons professionnels, tout en limitant la fuite des cerveaux grâce au télétravail et à l’accès à des marchés internationaux.
Les infrastructures numériques, les villes intelligentes et les programmes de formation aux métiers du futur témoignent de cette orientation résolument tournée vers l’économie du savoir.
Un enjeu de souveraineté et de stabilité
Au-delà du développement économique et social, l’autonomisation de la jeunesse s’inscrit dans une perspective géopolitique. Dans un environnement régional instable, marqué par des tensions sécuritaires et une compétition internationale accrue en Afrique du Nord et au Sahel, la jeunesse marocaine apparaît comme un rempart stratégique contre l’extrémisme, la migration irrégulière et les ingérences idéologiques étrangères.
Jeunes conscients, intégrés et productifs constituent ainsi un capital immatériel essentiel à la consolidation de l’État et à la projection du modèle marocain de stabilité et de développement. Par le biais de la diplomatie jeunesse et de la coopération Sud-Sud, le Maroc renforce également son influence en formant des générations africaines dans ses institutions académiques et professionnelles.
Une vision d’avenir
L’engagement royal en faveur de la jeunesse dépasse la seule dimension sociale , il s’agit d’un investissement souveraindans l’avenir, garant de la cohésion nationale, de l’équité territoriale et de la compétitivité internationale du Royaume. En plaçant la jeunesse au centre du nouveau modèle de développement, Mohammed VI en fait non seulement un acteur majeur du progrès, mais aussi un vecteur de stabilité et de rayonnement géopolitique.