Polémique autour d’un marché public de la NARSA : prix élevé et manque de transparence au cœur des critiques

Par Bouchaib El Bazi

Bruxelles – Une récente acquisition de la Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) suscite de vives interrogations. Il s’agit d’un marché portant sur l’achat de dispositifs destinés à mesurer la vitesse des motos, dont les conditions d’attribution et le coût affiché soulèvent un débat nourri sur la transparence et la bonne gestion des fonds publics.

Une procédure sans réelle concurrence

Initialement, la NARSA envisageait d’importer ces équipements de l’étranger avant d’opter pour une fabrication locale, dans l’optique de soutenir l’industrie nationale. Or, selon les informations disponibles, une seule entreprise a répondu à l’appel d’offres et en est sortie bénéficiaire. L’absence de concurrence interroge sur la régularité du processus et sur l’ouverture effective de ce marché public.

Un prix jugé excessif

Le contrat, dont la valeur dépasse les 100 millions de centimes pour 18 unités, revient à environ 5 millions de centimes l’unité. Un montant jugé disproportionné par plusieurs observateurs, d’autant plus que la même société avait déjà décroché un précédent marché de radars attribué par la NARSA, qui avait lui aussi suscité la controverse. Cette répétition alimente les soupçons autour des conditions d’évaluation des offres.

Des doutes sur les normes de certification

Autre zone d’ombre , la validation technique de ces appareils. Des questions persistent sur la conformité du laboratoire chargé de certifier ces dispositifs aux standards internationaux. L’absence de clarté sur ce point fragilise davantage la crédibilité du processus et nourrit le scepticisme quant à la qualité réelle du matériel acquis.

Appel à plus de transparence

Face à ces zones grises, des voix s’élèvent pour réclamer des explications détaillées de la part de la NARSA. L’opinion publique demande que soient rendus publics les critères de sélection, le détail des coûts et les conditions de certification. Car, in fine, le manque de transparence dans la gestion des marchés publics impacte directement le citoyen, premier concerné par la qualité et la fiabilité des équipements de sécurité routière.

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