Sahara marocain : le rapport annuel du Secrétaire général de l’ONU confirme les avancées diplomatiques du Maroc face aux provocations du Polisario

Majdi Fatima Zahra

Le rapport annuel présenté par le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, à la 79ᵉ session de l’Assemblée générale, met en lumière une série de développements récents concernant la question du Sahara marocain. Tout en saluant les efforts continus du Maroc et la coopération étroite avec la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), le document souligne l’escalade des actions hostiles de la part du Polisario, à l’origine d’incidents sécuritaires répétés le long du mur de défense.

Une coopération exemplaire entre le Maroc et la MINURSO

Le rapport salue le rôle de l’envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura, ainsi que celui du représentant spécial et chef de la MINURSO, Alexander Ivanko. Guterres met en avant la qualité de la coordination entre les forces armées royales et la mission onusienne, notamment en matière d’accompagnement des convois, de neutralisation des engins explosifs et de sensibilisation aux risques liés aux mines.

Sur le terrain, la MINURSO a documenté plusieurs échanges de tirs à faible intensité, concentrés principalement dans la zone de Mahbes, ainsi que des frappes de roquettes et d’obus attribuées au Polisario. Si ces incidents n’ont pas causé de pertes humaines majeures, ils traduisent une volonté manifeste d’escalade de la part du mouvement séparatiste, dans un contexte où le Maroc renforce son ancrage diplomatique à l’échelle internationale.

Des incidents sécuritaires préoccupants

Parmi les événements relevés figure l’attaque du 9 novembre 2024, lorsque des roquettes ont été tirées en direction de Mahbes lors des célébrations de l’anniversaire de la Marche verte. La MINURSO a confirmé la présence de débris de quatre projectiles tombés à proximité de zones habitées. Plus récemment, le 27 juin 2025, quatre explosions ont été enregistrées près de Smara, dont une à moins de 200 mètres d’une équipe onusienne.

Face à ces violations, le Maroc a rappelé, dans une lettre officielle adressée au Secrétaire général le 12 novembre 2024, qu’il se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires à la protection de ses citoyens et de son intégrité territoriale, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies.

Le Polisario pointé du doigt, la communauté internationale préoccupée

Staffan de Mistura a exprimé à plusieurs reprises sa préoccupation quant aux attaques ciblant aussi bien des civils que des équipes de la MINURSO, exhortant le Polisario à cesser toute action militaire. Malgré une réponse de façade de la part du mouvement séparatiste, affirmant son « engagement pour la sécurité des observateurs », les faits démontrent une persistance dans la stratégie de provocation.

Parallèlement, la MINURSO a intensifié ses opérations de déminage, réussissant à nettoyer plus de 1,38 million de m² et à neutraliser 335 engins non explosés au cours de l’année écoulée. Ces efforts témoignent de l’importance de la mission pour la sécurité de la région et du soutien actif du Maroc à ses opérations.

Le poids croissant de la diplomatie marocaine

Au-delà des incidents sécuritaires, le rapport de Guterres insiste sur un constat politique : la montée en puissance de l’option marocaine d’autonomie comme cadre réaliste et crédible de règlement. Depuis sa présentation en 2007, cette initiative a gagné en légitimité internationale, soutenue par de nombreuses capitales.

Ainsi, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé, le 9 juillet 2024, que le plan marocain représentait « le cadre le plus sérieux et crédible pour parvenir à une solution ». De son côté, le Royaume-Uni a déclaré, le 1ᵉʳ juin 2025, que l’autonomie constitue « la base la plus réaliste pour résoudre le différend », réitérant son appui aux efforts de médiation de l’ONU.

vers une sortie durable du statu quo

Le rapport du Secrétaire général tire la sonnette d’alarme sur le risque que représente la persistance des tensions pour la stabilité de l’ensemble de la région sahélo-maghrébine. Il souligne toutefois que l’impasse ne peut être levée qu’à travers une solution politique négociée, basée sur le compromis et soutenue par la communauté internationale.

Dans ce contexte, le Maroc apparaît comme un partenaire fiable, respectueux de ses engagements internationaux et pleinement investi dans la recherche d’une paix durable. À l’inverse, les provocations du Polisario, de plus en plus isolé sur la scène internationale, illustrent l’essoufflement d’un projet séparatiste en perte de crédibilité.

L’appui croissant à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine confirme que la voie de la stabilité et du réalisme prévaut désormais sur les logiques d’affrontement, ouvrant la perspective d’un règlement définitif et durable du différend.

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