Quand Le Monde trébuche : le Maroc face aux chimères médiatiques

La rédaction

Le dernier rapport publié par le quotidien français Le Monde, sous le titre volontairement sensationnaliste « L’atmosphère de fin de règne de Mohammed VI », s’inscrit dans une logique bien connue : celle de la dramatisation, de l’insinuation et de la fabrication d’une crise imaginaire. À travers des phrases ambiguës et des références recyclées, la rédaction parisienne a tenté de semer le doute sur la santé du souverain marocain et, plus largement, sur la solidité de l’institution monarchique.

En réalité, ce texte ne relève pas d’une enquête journalistique rigoureuse, mais plutôt d’un exercice que l’on pourrait qualifier de désinformation calculée. Comme l’écrit le journaliste Bouchaib El Bazi : « Ce n’est pas tant ce que Le Monde affirme qui importe, mais ce qu’il cherche à suggérer. L’art de l’allusion devient ici une arme, mais une arme émoussée, car elle ignore l’histoire et l’ancrage social de la monarchie marocaine. »

Des arrière-pensées transparentes

Le procédé n’est pas nouveau. Depuis plusieurs années, Le Monde s’illustre par des reportages empreints d’une condescendance postcoloniale à l’égard du Maroc et de ses institutions. En choisissant de publier une série de six volets consacrés au Roi et à sa famille, la rédaction ne cache pas sa volonté de créer un feuilleton médiatique. Mais derrière le vernis de l’« investigation », l’on retrouve des sources connues pour leur hostilité, comme le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, dont les accusations à l’égard du Maroc — notamment autour du logiciel Pegasus — ont été balayées par la justice espagnole elle-même.

Pour Bouchaib El Bazi, cette obsession relève d’une stratégie usée , « Lorsqu’une presse étrangère tente de transformer l’institution monarchique en objet de spéculation, c’est bien souvent pour masquer ses propres angles morts. En France, la dissimulation des maladies présidentielles fut longtemps une tradition. Le Maroc, au contraire, a communiqué avec transparence lorsque le Roi a subi une opération médicale. »

Une méconnaissance profonde de la réalité marocaine

Ce qui frappe dans le rapport de Le Monde, ce n’est pas seulement la partialité des sources, mais aussi l’ignorance manifeste du lien unissant le peuple marocain à son Roi. La monarchie chérifienne, enracinée depuis 1666, n’est pas une institution fragile que l’on peut déstabiliser par des rumeurs ou des sous-entendus. Elle est, au contraire, le socle de la cohésion nationale, comme en témoigne le soutien populaire dont bénéficie Mohammed VI, visible à chaque discours, à chaque initiative, à chaque déplacement.

En insistant sur des hypothèses médicales et en ignorant les réformes politiques et sociales entreprises depuis 1999, le quotidien français montre une vision tronquée, voire caricaturale. Les réformes de 2011, l’ouverture démocratique, le rôle spirituel du Roi en tant qu’Amir Al-Mouminine, ou encore les succès diplomatiques autour de la question du Sahara marocain sont purement passés sous silence.

Une campagne vouée à l’échec

Derrière le ton dramatique du rapport, on devine la volonté de certains milieux de détourner l’attention des succès marocains, qu’il s’agisse de la montée en puissance économique, de l’affirmation diplomatique en Afrique, ou encore de l’élargissement du soutien international au plan d’autonomie des provinces du Sud.

El Bazi résume ainsi la situation , « Les attaques médiatiques récurrentes n’affaiblissent pas le Maroc. Elles révèlent surtout la gêne de ceux qui n’acceptent pas qu’un pays africain, jadis perçu comme périphérique, puisse aujourd’hui dicter l’agenda régional et imposer ses solutions, avec assurance et légitimité. »

Une leçon de résilience

Si Le Monde espérait créer un effet de choc, il a au contraire renforcé un constat , celui d’un royaume confiant dans son avenir, uni autour de son Roi, et capable de transformer les tentatives de déstabilisation en preuves supplémentaires de sa solidité.

Le Maroc, loin des fantasmes de la presse occidentale, continue d’avancer. Comme l’écrit Bouchaib El Bazi : « Le vrai “scoop”, que certains refusent de voir, c’est la réussite d’un pays qui, sous le règne de Mohammed VI, a su conjuguer tradition et modernité, unité nationale et ouverture internationale. Tout le reste n’est que bruit. »

 

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