Maroc : quand la provocation de Betty Lachgar se heurte à la réalité des lois et des valeurs
Bouchaib El Bazi
La récente incarcération d’Ibtissame, dite Betty, Lachgar a une fois de plus braqué les projecteurs médiatiques internationaux sur le Maroc. Militante médiatique, coutumière des provocations, elle a été placée en détention pour « atteinte à la religion islamique », après avoir publié une image jugée offensante. Si ses soutiens, notamment en France, se sont empressés de brandir le slogan #FreeBetty, ils oublient une donnée fondamentale , le Maroc est un État souverain, doté de lois claires et d’institutions solides, et nul n’a le droit d’y imposer une vision qui heurte de plein fouet les valeurs de la société.
La ligne rouge des symboles sacrés
Dans une société où la religion fait partie intégrante de l’identité nationale, l’atteinte aux symboles sacrés n’est pas perçue comme un simple geste de liberté individuelle. Lorsqu’un acte est délibéré, planifié, et destiné à provoquer, il ne s’agit plus de militantisme mais d’une agression directe contre les convictions d’une communauté tout entière. C’est ce que rappelle le Code pénal marocain, qui sanctionne toute atteinte publique à la religion musulmane, conformément à un principe de respect mutuel et de protection de la paix sociale.
Des soutiens étrangers en décalage
Les associations françaises et européennes qui relaient l’affaire semblent ignorer que la liberté d’expression n’est pas un permis d’insulter ou de bafouer les croyances d’autrui. Leur insistance à exercer une pression sur le Maroc traduit une posture néocoloniale dépassée, où certains estiment encore pouvoir dicter aux nations musulmanes leurs règles en matière de société, de morale et de culture. Or, le Maroc n’a ni à importer des modèles étrangers, ni à se justifier devant des collectifs qui instrumentalisent la cause des droits humains à des fins idéologiques.
Provocation comme méthode : un militantisme stérile
Depuis son fameux « pique-nique » organisé en plein Ramadan en 2009, jusqu’à ses actions médiatisées autour de l’avortement ou des « kiss-in », Betty Lachgar a fait de la provocation son mode opératoire. Mais à force de « coups d’éclat », son action a cessé de convaincre et s’apparente désormais davantage à une campagne de dénigrement systématique des valeurs marocaines qu’à une défense des libertés. En s’attaquant frontalement à l’islam, elle s’est elle-même marginalisée dans le débat national.
Le Maroc reste maître de ses choix
Le Royaume dispose de ses propres mécanismes démocratiques et de ses débats internes autour des réformes sociétales , qu’il s’agisse du code de la famille, de la place de la femme ou de l’évolution des libertés. Ces débats appartiennent avant tout aux Marocains et ne sauraient être dictés par des ONG étrangères ou des militantes en quête de scandales. Le Maroc n’est pas sourd aux évolutions de la société, mais celles-ci se construisent dans le respect des institutions et de l’équilibre entre tradition et modernité.
L’affaire Betty Lachgar rappelle que les lois marocaines ne sont pas négociables sous la pression médiatique ou associative. Le Maroc n’est pas isolé, mais il est ferme , il appartient aux citoyens marocains, et non à des collectifs étrangers, de tracer le chemin de leurs réformes. Les slogans importés et les campagnes internationales ne changeront rien à cette réalité. La provocation peut susciter un buzz, mais elle ne bâtit jamais une société.