Bruxelles : la Cour constitutionnelle torpille le report de l’interdiction des voitures Euro 5 et Euro 2
Intisar Azmizam
La décision est tombée comme un couperet , la Cour constitutionnelle a annulé le report, voté par le Parlement bruxellois, de l’interdiction de circulation des véhicules diesel Euro 5 et essence Euro 2 jusqu’au 1er janvier 2027. Une annonce qui a provoqué un véritable choc chez les citoyens, en particulier ceux qui résident ou travaillent dans la capitale.
Un Parlement déboussolé
Ce lundi matin, le Parlement bruxellois s’est penché sur la question lors d’un débat attendu. Mais après plusieurs heures de discussions, aucune solution concrète n’a émergé. Le dossier reste enlisé, à l’image d’un trafic bloqué aux heures de pointe. Les élus se sont contentés d’évoquer la mise en place prochaine d’une commission de dialogue, censée déterminer les modalités d’application des sanctions et la période transitoire avant l’entrée en vigueur des amendes.
Des citoyens instrumentalisés
Pour de nombreux observateurs, cette volte-face illustre un malaise démocratique. Les électeurs ont été séduits par la promesse d’un report jusqu’en 2027, largement mise en avant lors de la dernière campagne électorale. Aujourd’hui, ils découvrent qu’il ne s’agissait que d’un répit provisoire. Entre-temps, les familles concernées ont pu investir dans la réparation ou l’entretien de leurs véhicules, persuadées de disposer de plusieurs années de marge.
La responsabilité des parlementaires
La responsabilité politique repose désormais sur les épaules des parlementaires bruxellois, accusés d’avoir manipulé les attentes citoyennes pour engranger des voix, avant de se retrancher derrière une décision judiciaire. Cette situation ne fait qu’accroître la défiance envers des institutions déjà fragilisées par les polémiques autour de la mobilité, de l’écologie et du coût de la vie.