La clarté de la vision royale comme fondement de la crédibilité internationale du Maroc
Bouchaib El Bazi
Dans un contexte international marqué par l’accélération des mutations géopolitiques et l’intensification des rivalités régionales, le Maroc s’impose progressivement comme un acteur crédible et structurant sur la scène internationale. Cette position n’est pas le fruit de conjonctures passagères, mais résulte d’une vision stratégique claire portée au plus haut niveau de l’État, caractérisée par la constance des choix diplomatiques et la cohérence entre politiques internes et engagements externes.
Selon plusieurs analystes politiques, le Royaume a su, grâce à cette vision royale affirmée, se transformer en partenaire fiable dans les dossiers régionaux et internationaux. La présence du Maroc n’est désormais plus évaluée à l’aune de considérations protocolaires ou de simples équilibres diplomatiques, mais sur la base de critères objectifs tels que la crédibilité, la capacité d’exécution et le respect des engagements pris.
L’un des indicateurs les plus significatifs de cette reconnaissance internationale réside dans l’invitation adressée par les États-Unis au Roi Mohammed VI afin que le Maroc s’engage en tant que membre fondateur du « Conseil de la paix ». Cette initiative internationale traduit un haut niveau de confiance accordé au rôle du Royaume dans la promotion de la stabilité, la prévention des conflits et la contribution aux mécanismes multilatéraux de paix. Pour les experts, de telles invitations sont réservées aux États ayant démontré, sur la durée, une diplomatie responsable et un positionnement stratégique lisible.
Cette reconnaissance externe ne peut toutefois être dissociée de la dynamique interne du pays. Les analystes soulignent que la solidité de la position internationale du Maroc repose fondamentalement sur sa capacité à garantir la stabilité intérieure et à renforcer ses institutions. Les politiques publiques en matière de justice sociale, d’accès à l’éducation, de généralisation de la couverture sanitaire, de création d’emplois et de développement des infrastructures constituent une traduction concrète de la vision royale. Elles renforcent la légitimité de l’État au niveau national et consolident, par ricochet, sa crédibilité sur la scène internationale.
Dans cette perspective, la réussite du Maroc dans l’organisation de la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations est souvent citée comme un exemple révélateur. Au-delà de l’événement sportif, cette réussite illustre la capacité du Royaume à gérer des manifestations internationales complexes avec professionnalisme, efficacité et résilience face aux campagnes médiatiques hostiles. Elle témoigne également d’un savoir-faire institutionnel à l’intersection du sport, de la diplomatie, de la communication et de la gouvernance.
La clarté de la vision royale s’exprime également avec force dans la gestion des dossiers liés à l’unité territoriale. Les observateurs estiment que le Maroc a su transformer les pressions diplomatiques et les tentatives de déstabilisation médiatique en leviers de consolidation interne et de renforcement de sa position internationale. La question nationale n’est pas abordée comme un simple slogan politique, mais comme une responsabilité stratégique nécessitant anticipation, planification et constance dans l’action.
Par ailleurs, l’accent mis sur la justice territoriale apparaît comme un autre pilier fondamental de cette vision. Le développement n’est plus concentré uniquement dans les grands centres urbains, mais s’étend aux zones rurales et aux régions périphériques. Cette orientation est perçue non seulement comme un choix économique, mais comme une exigence politique et éthique, visant à renforcer la confiance entre l’État et les citoyens et à transformer la croissance économique en inclusion sociale.
Sur le plan institutionnel et politique, les experts relèvent une volonté affirmée de moderniser le système politique à travers l’encouragement de la participation des jeunes et des nouvelles compétences. Cette approche s’inscrit dans une conception renouvelée de la démocratie, où les cadres juridiques et électoraux doivent favoriser l’émergence des talents plutôt que constituer des barrières à leur engagement, tout en consacrant les principes de transparence et d’intégrité.
Au niveau régional et international, la diplomatie marocaine se distingue par une stratégie combinant fermeté sur les constantes nationales et flexibilité dans la coopération avec les partenaires. Le Maroc joue ainsi un rôle actif dans les initiatives africaines et internationales, notamment en matière de médiation, de développement et de stabilisation régionale. Cette diplomatie structurée, loin de toute improvisation, confère au Royaume une capacité réelle d’influence dans les processus décisionnels régionaux et multilatéraux.
Sur le plan économique, la capacité du Maroc à attirer les investissements étrangers et à se positionner comme un hub régional est étroitement liée à la lisibilité de sa stratégie politique. La corrélation entre stabilité institutionnelle, politiques économiques cohérentes et développement des infrastructures constitue un facteur déterminant de l’attractivité du pays et renforce son image d’État capable de concilier sécurité, croissance et durabilité.
En définitive, les analystes s’accordent à considérer que la clarté de la vision royale est devenue le socle central de la position internationale du Maroc. Dans un système international de plus en plus exigeant, la crédibilité ne se construit plus sur des alliances de circonstance, mais sur des résultats tangibles, une constance stratégique et une confiance mutuelle durable. En articulant étroitement développement interne, stabilité institutionnelle et diplomatie proactive, le Maroc s’affirme comme un acteur influent, fiable et respecté, capable de transformer les défis globaux en opportunités politiques, économiques et sociales.