Mouvement “Maghreb de Demain” : chronique d’un futur qui s’écrit au conditionnel… et au conditionné

Dans un monde idéal, un mouvement baptisé “Maghreb de Demain” aurait pour vocation de penser l’avenir. Dans un monde réel — le nôtre — certains observateurs murmurent qu’il passerait plus de temps à réécrire le présent… à coups de publications douteuses, de règlements de comptes et de scénarios dignes de séries de seconde zone.

Au cœur de cette mécanique supposée, un nom revient avec l’insistance d’un refrain qu’on n’a jamais demandé à écouter : Hicham Jerando. L’homme, connu pour ses sorties numériques explosives, serait, selon plusieurs témoignages, le réceptacle final d’un flux d’“informations” aussi opportunes que difficilement vérifiables. Une sorte de boîte noire du ragot digital, où les faits entrent en costume… et ressortent déguisés.

Abdelatif Hendoz : le chef d’orchestre ou le simple batteur ?

Mais toute symphonie, même dissonante, a besoin d’un chef. Ou au moins d’un métronome. Dans cette partition trouble, un autre nom s’impose : Abdelatif Hendoz.

Officiellement porte-parole, officieusement — si l’on en croit ses détracteurs — véritable “dynamo” du mouvement, voire “génie malicieux” de ses arcanes internes. Une sorte d’ingénieur du flux informationnel, capable de transformer une simple animosité en dossier explosif prêt à être diffusé.

La question mérite d’être posée sans ironie (ou presque) : Hendoz connaissait-il personnellement toutes les cibles de ces campagnes ?

Ou bien existait-il, dans l’ombre feutrée des cafés bruxellois, un informateur zélé, collectionneur de noms et distributeur de rancunes ?

Bruxelles, capitale européenne… et théâtre d’ombres

C’est en Brussels que plusieurs voix affirment avoir été prises dans cette étrange centrifugeuse médiatique. Parmi elles, Salah Echallaoui , Bouchaib El Bazi, Radouan Bachiri mais aussi d’autres profils, tous unis par un même tort : avoir, de près ou de loin, contrarié certaines lignes du mouvement.

Le mode opératoire, s’il est avéré, relèverait d’une mécanique bien huilée :

• Une information brute, parfois anodine ;

• Une interprétation généreusement orientée ;

• Une transmission vers des relais numériques friands de sensationnel ;

• Et enfin, une publication transformant la rumeur en quasi-vérité.

Le tout servi avec une assurance qui ferait pâlir d’envie les meilleurs scénaristes de fiction.

Le militantisme 2.0 : entre utopie et dystopie

Ce qui frappe dans cette affaire, ce n’est pas seulement la gravité des accusations, mais leur parfum d’époque. Nous ne sommes plus dans le tract distribué à la sauvette, mais dans le post calibré, le “scoop” fabriqué, la réputation compressée en quelques lignes assassines.

Le militant devient stratège, le désaccord devient dossier, et la critique se mue en campagne.

Et pendant ce temps, le “Maroc  de Demain” ressemble parfois à un laboratoire du présent… où l’on teste les limites de l’éthique à coups de clics.

Justice en embuscade, vérité en attente

Face à ces allégations, plusieurs plaintes auraient été déposées auprès de la justice marocaine. Une évolution qui, si elle se confirme, pourrait transformer cette saga numérique en feuilleton judiciaire.

Car au fond, une seule question subsiste, tenace : sommes-nous face à une série de coïncidences malheureuses… ou à une architecture parfaitement assumée ?

En attendant que juges et journalistes d’investigation s’emparent pleinement du dossier, une chose est certaine :

dans cette histoire, le futur s’écrit peut-être déjà — mais au brouillon, et avec beaucoup trop de ratures.

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