À Mons, une rencontre entre étudiants marocains, entrepreneurs et diaspora autour de l’inspiration et de l’engagement économique
Maria Zaki
Dans le cadre de la Journée montoise de la culture marocaine, organisée par l’ASBL Droit et Devoir, une session d’information et d’inspiration réunissant étudiants marocains, acteurs économiques et représentants de la diaspora a marqué l’un des temps forts de cette initiative culturelle et citoyenne. L’événement, organisé à Mons dans une atmosphère studieuse et conviviale, a permis d’ouvrir un espace de dialogue entre jeunesse, entrepreneuriat et engagement économique transnational.
La rencontre a également été marquée par la présence remarquée de Najat Dimo, dont la participation a apporté une dimension institutionnelle et diplomatique particulière à cette session d’échange. Dans son intervention, la consule générale a salué l’engagement des étudiants marocains ainsi que les efforts des acteurs associatifs et économiques mobilisés autour de cette Journée montoise de la culture marocaine. Elle a notamment insisté sur l’importance du rôle de la jeunesse marocaine établie à l’étranger dans le renforcement des liens humains, culturels et économiques entre le Maroc et la Belgique. Mme Dimo a également encouragé les étudiants présents à valoriser leurs compétences académiques et professionnelles tout en demeurant attachés aux valeurs d’ouverture, de dialogue et d’excellence qui caractérisent la nouvelle génération marocaine à l’international.
Cette rencontre a notamment vu la participation de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc ainsi que de la Fédération Internationale de la Diaspora Marocaine, deux structures engagées dans le développement des échanges économiques, l’accompagnement des compétences marocaines à l’étranger et la promotion de l’investissement porté par la diaspora.
La session a également connu la participation du représentant de BOA EuroServices, filiale du groupe bancaire marocain Bank of Africa, dont l’intervention a suscité un vif intérêt auprès des étudiants et des jeunes porteurs de projets présents dans la salle. À travers une présentation axée sur l’accompagnement financier et les mécanismes de soutien aux Marocains du monde, le représentant de l’institution bancaire a mis en avant les dispositifs destinés à encourager l’investissement, la création d’entreprise et la mobilité économique entre l’Europe et le Maroc. L’accent a notamment été mis sur l’importance de l’inclusion financière, du conseil personnalisé et de l’accompagnement des jeunes entrepreneurs souhaitant concrétiser des projets innovants, aussi bien au Maroc. Cette participation a permis d’illustrer le rôle croissant des institutions financières marocaines dans le développement des initiatives entrepreneuriales portées par la diaspora.

Une jeunesse en quête de perspectives
Face à une assistance composée principalement d’étudiants marocains et d’amis du Maroc issus de différents horizons académiques et professionnels, les intervenants ont insisté sur l’importance de l’ambition, de la mobilité intellectuelle et de l’ouverture sur les opportunités internationales.
Dans un contexte où de nombreux jeunes diplômés s’interrogent sur leur avenir professionnel, cette session avait pour objectif d’offrir des pistes concrètes de réflexion autour de l’entrepreneuriat, du leadership et de l’implication des compétences marocaines dans les dynamiques économiques contemporaines.

Les représentants de la CGEM ont notamment mis en avant le rôle stratégique du secteur privé marocain dans l’accompagnement des jeunes talents, en rappelant les profondes transformations économiques que connaît actuellement le Royaume dans plusieurs secteurs porteurs : innovation technologique, transition énergétique, industrie automobile, services numériques et économie verte.
La diaspora marocaine comme levier de transmission
De son côté, la FIDM a insisté sur le rôle croissant de la diaspora marocaine dans le renforcement des passerelles économiques, académiques et culturelles entre le Maroc et l’Europe. Les échanges ont mis en lumière la capacité des Marocains du monde à devenir des vecteurs d’investissement, de transfert de compétences et de création de réseaux internationaux.
Plusieurs intervenants ont souligné que la nouvelle génération issue de la diaspora ne souhaite plus uniquement entretenir un lien affectif avec le pays d’origine, mais aspire également à participer activement à son développement économique et institutionnel.
Les étudiants présents ont ainsi été encouragés à multiplier les expériences professionnelles, à développer leurs compétences linguistiques et à envisager l’entrepreneuriat comme une voie crédible d’émancipation et d’impact social.
Une culture de l’inspiration et de l’engagement
Au-delà des discours institutionnels, cette rencontre a surtout permis de créer un climat d’échange direct entre étudiants et professionnels expérimentés. Plusieurs entrepreneurs et membres associatifs ont partagé leurs parcours personnels, parfois marqués par les difficultés de l’exil, les défis de l’intégration ou les obstacles liés au financement des projets.
Ces témoignages ont donné à la session une dimension profondément humaine, loin des approches purement théoriques souvent associées aux conférences académiques. À travers les récits d’expériences, les participants ont pu mesurer que la réussite entrepreneuriale repose autant sur la persévérance et le réseau que sur les compétences techniques.
Mons, carrefour du dialogue entre culture et économie
À travers cette Journée montoise de la culture marocaine, l’ASBL Droit et Devoir confirme sa volonté de faire de la culture un outil de dialogue, de sensibilisation et de cohésion sociale. En réunissant étudiants, représentants économiques, membres de la diaspora et acteurs associatifs autour d’une réflexion commune, l’événement aura démontré que les questions culturelles ne peuvent plus être dissociées des enjeux économiques et éducatifs.
Dans une Europe confrontée à de multiples défis identitaires et sociaux, ce type d’initiative illustre également l’émergence d’une nouvelle génération marocaine d’Europe, davantage tournée vers l’innovation, la transmission et l’engagement citoyen.
La session organisée à Mons aura finalement transmis un message clair aux jeunes présents : la réussite ne dépend plus uniquement des diplômes obtenus, mais aussi de la capacité à créer des ponts entre les cultures, les compétences et les opportunités économiques.