Bouchaib Samawi : un bâtisseur de ponts entre la Belgique et le Maroc

Rime Mdaghri

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Dans un monde où les relations entre les peuples se réduisent souvent à des intérêts économiques ou à des calculs politiques, certaines personnalités choisissent une autre voie : celle du dialogue, du devoir social et de l’attachement sincère à leurs racines. Bouchaib Samawi fait partie de ces hommes qui ont transformé leur engagement associatif en véritable mission humaine entre l’Europe et le Maroc.

Depuis plusieurs années, le président de l’ASBL Droit et Devoir œuvre dans le domaine de la formation professionnelle, de l’économie sociale et de l’accompagnement des jeunes issus de milieux fragilisés. Basée à Mons, en Belgique, l’association est devenue un modèle de coopération sociale et éducative, notamment grâce à son approche innovante mêlant formation, réemploi informatique et insertion professionnelle.  

Mais réduire Bouchaib Samawi à un simple acteur associatif serait une erreur. Derrière son parcours se dessine surtout l’histoire d’un homme profondément attaché au Maroc, à son développement et à son rayonnement international.

Cet amour pour le Royaume ne se limite pas aux discours symboliques ou à la nostalgie de l’émigration. Il s’exprime concrètement à travers des projets de coopération entre la Wallonie et plusieurs villes marocaines, notamment Fès et Sefrou. Dans le cadre de programmes de co-développement, Bouchaib Samawi a multiplié les initiatives visant à rapprocher les compétences belges et marocaines dans les domaines de la culture, de l’entrepreneuriat, de la formation et de l’innovation sociale.  

Son engagement traduit une vision moderne des relations entre le Maroc et sa diaspora : une diaspora qui ne se contente plus d’envoyer des transferts financiers, mais qui participe activement à la circulation du savoir, des compétences et des opportunités économiques.

À travers Droit et Devoir, Bouchaib Samawi a également développé des partenariats avec des institutions marocaines de formation professionnelle, afin de renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’initiatives locales.  

Dans ses interventions publiques, il défend souvent une idée simple mais essentielle : le Maroc dispose d’un capital humain exceptionnel, notamment parmi les jeunes, mais ce potentiel doit être accompagné par des politiques de formation adaptées aux réalités économiques contemporaines.

Ce qui frappe également chez Bouchaib Samawi, c’est sa volonté de promouvoir une image positive et moderne du Maroc en Europe. À une époque où les débats identitaires et les tensions sociales alimentent les caricatures, il choisit au contraire de mettre en avant la culture du dialogue, de l’ouverture et du respect mutuel.

Son parcours démontre qu’il est possible d’être pleinement intégré en Europe tout en restant profondément fidèle à son identité marocaine. Une fidélité qui ne relève ni du folklore ni du nationalisme émotionnel, mais d’un véritable sens de la responsabilité envers le pays d’origine.

Dans les milieux associatifs belges, Bouchaib Samawi est aussi reconnu pour son implication dans les projets liés à l’économie circulaire et au recyclage du matériel informatique. Son association participe à la réutilisation d’équipements électroniques afin de les rendre accessibles aux personnes précarisées, tout en créant des emplois durables.  

Cette approche sociale et environnementale rejoint finalement une philosophie plus large : celle d’un engagement citoyen fondé sur la solidarité, le partage des compétences et le refus du fatalisme.

Aujourd’hui, alors que les relations entre le Maroc et sa diaspora prennent une dimension stratégique dans les domaines économique, culturel et diplomatique, des profils comme Bouchaib Samawi incarnent une nouvelle génération de passeurs entre deux rives. Des hommes qui construisent silencieusement des ponts là où d’autres préfèrent entretenir les divisions.

Et peut-être est-ce là la plus belle définition de son amour pour le Maroc : non pas un attachement figé dans les slogans, mais une volonté permanente d’agir pour rapprocher les peuples, valoriser les talents et contribuer, à sa manière, au rayonnement du Royaume bien au-delà de ses frontières.

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