Bruxelles : 41 arrestations judiciaires lors d’une vaste opération de contrôle contre la criminalité urbaine

Bouchaib El Bazi

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Bruxelles — La lutte contre la criminalité liée au trafic de stupéfiants et au port d’armes s’est traduite, vendredi, par une importante opération policière coordonnée dans plusieurs quartiers de la capitale. Baptisée FIPA (Full Integrated Police Action), l’intervention a conduit à 41 arrestations judiciaires et 19 arrestations administratives, selon les chiffres communiqués lundi par la police fédérale.

Déployée dans le cadre du « Plan Grandes Villes », l’opération a permis de contrôler 1.133 personnes, 272 véhicules et 18 commerces. Plus de 600 intervenants ont été mobilisés, parmi lesquels plus de 450 policiers et une soixantaine de militaires. La participation de la Défense constitue une première dans le cadre d’une opération intégrée de cette ampleur à Bruxelles.

Les contrôles ont été menés simultanément dans les six zones de police de la Région bruxelloise, avec l’appui de la police fédérale, de la Défense, de la STIB, de Securail, de l’Office des étrangers et du parquet de Bruxelles. Les opérations ont notamment ciblé les gares, le réseau de transports publics ainsi que plusieurs secteurs considérés comme sensibles en raison de faits de criminalité liés notamment aux stupéfiants et aux armes.

Au total, 81 procès-verbaux ont été dressés. Parmi ceux-ci, 33 concernaient des infractions au Code de la route et 17 des situations de séjour irrégulier. Les services ont également procédé à 120 transactions immédiates pour possession de stupéfiants.

Les saisies témoignent de la diversité des infractions constatées au cours des contrôles. Les forces de l’ordre ont notamment découvert onze armes, dont des couteaux, ainsi que 530 grammes de stupéfiants, principalement détenus en petites quantités et présentés comme destinés à la consommation personnelle. 9.410 euros en espèces, six véhicules et 62.160 cigarettes ont également été saisis.

Cette opération intervient alors que Bruxelles est confrontée depuis plusieurs semaines à une succession de faits de violence armée, particulièrement dans certaines zones de Saint-Gilles, mais également à Anderlecht et à Molenbeek-Saint-Jean. Le contexte a ravivé les préoccupations concernant l’emprise des réseaux de trafic de stupéfiants et leurs conséquences sur la sécurité dans l’espace urbain.

Les autorités ont toutefois insisté sur le fait que l’opération FIPA avait été programmée de longue date et ne constituait pas une réponse improvisée aux récentes fusillades. Vendredi, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin avait ainsi souligné que l’intervention s’inscrivait dans une stratégie plus large de lutte contre la criminalité urbaine.

Au-delà du nombre d’arrestations et des saisies effectuées, l’opération illustre surtout la volonté des autorités de renforcer la coopération entre les différents services présents sur le terrain. Reste désormais à mesurer, dans la durée, l’efficacité de ce type de déploiement dans des quartiers où les phénomènes de trafic et de violence s’inscrivent souvent dans des dynamiques criminelles plus complexes.

 

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