Ahmed Laaouej appelle à renforcer la lutte contre le trafic de drogue

Bouchaib El Bazi

La lutte contre le trafic de stupéfiants revient au cœur du débat politique bruxellois. Ahmed Laaouej, président de la fédération bruxelloise du Parti socialiste, appelle à renforcer les moyens consacrés au contrôle des marchandises et à la lutte contre les réseaux criminels qui alimentent le marché de la drogue en Belgique.

Pour le responsable socialiste, une partie de la réponse se trouve en amont des violences qui touchent régulièrement la capitale. Il pointe notamment le rôle stratégique du port d’Anvers, par lequel transitent chaque année d’importants volumes de marchandises, mais qui constitue également une porte d’entrée potentielle pour les trafics internationaux.

Laaouej plaide ainsi pour un renforcement des contrôles sur les conteneurs et pour une mobilisation accrue des services douaniers et policiers. Selon lui, l’ampleur du phénomène impose de dépasser une approche exclusivement centrée sur les quartiers où se manifestent les conséquences du trafic.

Des moyens à renforcer

Le responsable socialiste estime que les autorités doivent investir davantage dans les moyens humains et technologiques permettant d’identifier les cargaisons suspectes. Une stratégie qui, selon lui, doit combiner renseignement, contrôles ciblés et coopération entre les différents services de sécurité.

Cette réflexion intervient alors que les violences liées au trafic de stupéfiants continuent d’alimenter les inquiétudes à Bruxelles. Pour Laaouej, la multiplication des faits de violence et la circulation d’armes illustrent les conséquences d’un phénomène qui dépasse largement le seul commerce de drogue.

Il cite notamment la découverte d’une arme de type Kalachnikov à la gare de Bruxelles-Midi, un épisode qui, à ses yeux, témoigne de la porosité entre les réseaux de trafic de stupéfiants et ceux impliqués dans la circulation illégale d’armes.

« Il faut agir avant que la drogue n’arrive dans les rues »

Au-delà des interventions policières dans les quartiers concernés, le président du PS bruxellois défend donc une stratégie davantage axée sur la prévention et l’interception des marchandises avant leur arrivée sur le territoire.

Cette approche suppose, selon lui, de renforcer les contrôles dans les principaux points d’entrée du pays, mais également de mieux coordonner les différents niveaux de pouvoir et les services chargés de la sécurité.

Laaouej insiste par ailleurs sur la nécessité de ne pas réduire la problématique à une seule question sécuritaire. Derrière les violences et les règlements de comptes se trouvent des organisations criminelles structurées, capables de mobiliser d’importants moyens financiers et logistiques.

Une responsabilité politique assumée

Pour le responsable socialiste, la réponse doit donc être à la hauteur de l’évolution des réseaux criminels. Cela passe par des investissements dans les douanes, la police et le renseignement, mais également par une politique de long terme destinée à réduire l’emprise des trafiquants sur certains territoires.

Le débat pose aussi la question de la responsabilité politique. Alors que les autorités bruxelloises sont régulièrement confrontées aux conséquences visibles du trafic, Laaouej estime que la réponse ne peut pas se limiter à des opérations ponctuelles.

Le contrôle des grandes voies d’acheminement, en particulier des conteneurs arrivant par les ports, constitue à ses yeux un maillon essentiel de cette stratégie.

Dans cette logique, le port d’Anvers apparaît comme l’un des principaux leviers d’action. Renforcer les contrôles à ce stade permettrait, selon lui, d’intervenir avant que les stupéfiants et les armes ne se retrouvent dans les rues de Bruxelles et d’autres grandes villes belges.

Le message politique est clair : pour lutter efficacement contre les violences liées à la drogue, il ne suffit plus de traiter les conséquences. Il faut également s’attaquer aux circuits logistiques et financiers qui permettent aux réseaux criminels de prospérer.

 

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