Kalachnikov saisie à Bruxelles-Midi : deux suspects contestent tout lien avec une organisation criminelle
Bouchaib El Bazi
Bruxelles — L’enquête se poursuit après l’interpellation, jeudi dernier à la gare de Bruxelles-Midi, de deux hommes soupçonnés d’avoir été en possession d’une kalachnikov. Présentés devant la chambre du conseil de Bruxelles, ils contestent notamment les accusations établissant un lien avec une organisation criminelle.
Parmi eux, Nabil S.T., ressortissant marocain âgé de 23 ans, affirme que l’arme aurait été découverte fortuitement dans un sac qu’il avait récupéré lors d’un déménagement à Lille. Selon la version présentée par sa défense, le jeune homme aurait emporté le sac sans savoir qu’il contenait une arme de guerre.
« Il assure avoir volé le sac lors d’un déménagement à Lille », explique son avocat, Me Benoît Lemal. Selon la défense, Nabil S.T. aurait découvert la présence de la kalachnikov seulement après avoir ouvert le sac.
Cette version est contestée par l’accusation, qui soupçonne les deux hommes d’être impliqués dans un environnement criminel organisé. La qualification retenue par le parquet constitue ainsi l’un des principaux enjeux de la procédure.
La défense de Nabil S.T. rejette catégoriquement cette lecture du dossier. Elle estime que les éléments actuellement disponibles ne permettent pas d’établir l’appartenance de son client à une organisation criminelle et souligne qu’aucune demande de remise en liberté n’a, à ce stade, été introduite devant l’instance compétente.
Le second suspect, Floriant T.M., âgé de 24 ans, comparaît lui aussi dans le cadre de cette procédure. Les circonstances exactes dans lesquelles les deux hommes se seraient retrouvés en possession de l’arme doivent encore être éclaircies par l’enquête.
La chambre du conseil doit se prononcer sur leur maintien ou non en détention préventive. Cette décision ne préjugera pas de leur culpabilité : à ce stade, les deux hommes restent présumés innocents.
Au-delà de la saisie de l’arme, les investigations devront notamment déterminer son origine, le parcours du sac et les éventuels liens entre les suspects. Ces éléments seront déterminants pour apprécier la portée pénale des faits et vérifier si les accusations d’association à une organisation criminelle peuvent effectivement être étayées par des éléments matériels.