Bruxelles : une jeune femme interpellée à l’aéroport avec 51 kilos de cocaïne

Bouchaib El Bazi

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Une jeune femme de 22 ans, originaire d’Anderlecht, a été interpellée le 31 juillet à Brussels Airport alors qu’elle venait récupérer deux valises contenant au total 51 kilogrammes de cocaïne. L’enquête du parquet de Hal-Vilvorde cherche désormais à déterminer les circonstances exactes de cette opération et le rôle des éventuels commanditaires.

L’affaire illustre une nouvelle fois les méthodes utilisées par les réseaux de trafic de stupéfiants pour acheminer la cocaïne en Belgique. Le 31 juillet, lors d’un contrôle douanier effectué à l’arrivée d’un vol de Brussels Airlines en provenance de Freetown, en Sierra Leone, les agents ont découvert deux valises renfermant plusieurs blocs de cocaïne, pour un poids total de 51 kilogrammes.

La personne venue récupérer les bagages, une jeune femme de 22 ans domiciliée à Anderlecht, n’était toutefois pas à bord de l’avion.

Selon les éléments communiqués par le parquet de Hal-Vilvorde, elle aurait été recrutée pour récupérer les valises à l’aéroport. Les enquêteurs la considèrent ainsi comme une « récupératrice », c’est-à-dire une personne chargée de prendre possession d’un chargement de stupéfiants sans avoir participé au voyage au cours duquel celui-ci a été transporté.

Cette particularité constitue l’un des éléments centraux de l’enquête. Les autorités doivent notamment établir comment la jeune femme a pu accéder à la zone de récupération des bagages alors qu’elle n’était pas passagère du vol concerné. Les circonstances précises de cette entrée ainsi que les éventuels contacts entre la suspecte et les personnes ayant organisé l’acheminement de la drogue restent à déterminer.

L’interpellation intervient dans un contexte où les aéroports belges demeurent particulièrement exposés aux tentatives d’importation de stupéfiants. Derrière les personnes chargées de récupérer les cargaisons se trouvent potentiellement des structures plus organisées, dont l’identification constitue généralement l’un des principaux enjeux pour les enquêteurs.

Après son arrestation, la jeune femme a dans un premier temps été placée en détention préventive sur décision du juge d’instruction. La chambre du conseil a depuis décidé de la placer sous surveillance électronique.

À ce stade, la justice n’a pas rendu publiques d’autres informations permettant d’établir l’étendue de son implication ou l’identité des personnes qui auraient pu la recruter. Comme dans toute procédure judiciaire en cours, la suspecte bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.

L’importance de la saisie — 51 kilogrammes de cocaïne — donne toutefois à cette affaire une dimension particulière. Au-delà de l’interpellation de la personne venue récupérer les valises, l’enquête devra surtout déterminer qui se trouvait derrière cette opération, comment le transport a été organisé et à quelle destination la cargaison devait être acheminée.

 

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