Bruxelles : un policier placé en détention pour avoir dérobé 25 000 euros lors d’une perquisition

Rime Medaghri

JUSTICE — Un policier affecté à la recherche locale de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles a été placé sous mandat d’arrêt, soupçonné d’avoir dérobé 25 000 euros au cours d’une perquisition. L’intéressé aurait reconnu les faits au cours de son audition.

L’affaire est particulièrement sensible en raison de la fonction exercée par le suspect. Selon les éléments du dossier, le policier aurait profité d’une opération de perquisition pour soustraire une importante somme d’argent saisie ou découverte dans le cadre de l’enquête.

Le parquet de Bruxelles a saisi un juge d’instruction et requis le placement de l’intéressé en détention préventive. Le magistrat instructeur a suivi cette réquisition et délivré un mandat d’arrêt.

Une somme de 25 000 euros

Le montant au cœur du dossier s’élève à 25 000 euros. Les circonstances précises dans lesquelles l’argent aurait été subtilisé doivent encore être établies par l’instruction.

Le policier aurait, dans un premier temps, contesté les faits au cours de la procédure, avant que les éléments recueillis par les enquêteurs ne viennent alimenter les soupçons à son encontre. Il aurait finalement reconnu les faits lors de son audition, selon les informations rapportées dans le dossier.

Reste désormais à déterminer ce qui a pu conduire un enquêteur expérimenté, qui ne serait pas identifié comme rencontrant des difficultés financières particulières, à commettre un tel acte.

Une affaire qui embarrasse les services de police

Au-delà du montant en jeu, l’affaire pose la question de la probité des agents intervenant dans des opérations judiciaires au cours desquelles d’importantes sommes d’argent ou des biens de valeur peuvent être découverts.

Les perquisitions constituent en effet des actes judiciaires particulièrement encadrés. La traçabilité des objets et des sommes découverts doit permettre d’éviter toute disparition ou appropriation indue. Lorsqu’un soupçon concerne directement un membre des forces de l’ordre, l’enjeu dépasse donc la seule responsabilité individuelle : c’est également la confiance accordée aux procédures policières qui est en jeu.

Trois dossiers de vol examinés

Le dossier s’inscrit par ailleurs dans un contexte plus large : trois affaires de vol auraient été traitées par les autorités judiciaires concernant des policiers, selon les éléments communiqués dans le cadre de cette enquête.

Il appartiendra désormais au juge d’instruction de déterminer les circonstances exactes des faits, leur éventuelle préparation et l’ensemble des responsabilités.

Le placement sous mandat d’arrêt ne préjuge toutefois pas de la culpabilité du policier. Celle-ci devra être établie dans le respect des règles de la procédure pénale et de la présomption d’innocence.

Pour la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles, l’affaire constitue néanmoins un sérieux revers d’image : celui qui est chargé de rechercher les infractions se retrouve lui-même au centre d’une enquête pour vol.

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