Un homme en provenance de France a été interpellé jeudi matin à la gare de Bruxelles-Midi alors qu’il était en possession d’une arme de guerre, selon plusieurs sources. Il aurait notamment été trouvé porteur d’une kalachnikov.
L’interpellation s’est déroulée dans l’enceinte de la gare lors d’un contrôle effectué par une patrouille associant des policiers fédéraux et des militaires. Selon les informations disponibles, le suspect venait de France et aurait rejoint Bruxelles avant d’être repéré par les forces de sécurité.
Le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), a confirmé l’interpellation sur le réseau social X, sans toutefois fournir de précisions sur les circonstances exactes de l’opération. Le parquet de Bruxelles n’avait, dans l’immédiat, pas encore communiqué sur le dossier.
La présence militaire dans les gares remise au centre du débat
Cette nouvelle interpellation intervient dans un contexte bruxellois marqué par les préoccupations croissantes liées à la circulation d’armes de guerre et aux violences associées au trafic de stupéfiants. La présence de militaires aux côtés des policiers dans certains lieux sensibles constitue désormais un élément récurrent du dispositif de sécurisation.
Pour Bernard Quintin, l’affaire illustre l’utilité de ce dispositif. Le ministre a estimé que le renforcement des patrouilles dans les gares devait être maintenu, voire élargi, indiquant qu’il défendait cette orientation au sein du gouvernement.
Au-delà de l’interpellation elle-même, l’affaire relance ainsi une question devenue centrale dans la politique de sécurité belge : comment empêcher que les principaux points d’entrée et de transit de la capitale ne deviennent des espaces de circulation pour des armes destinées aux réseaux criminels ?
La gare de Bruxelles-Midi, nœud ferroviaire majeur reliant Bruxelles aux principales villes belges et européennes, se retrouve une nouvelle fois au cœur des préoccupations sécuritaires. L’enquête devra désormais déterminer l’origine de l’arme, sa destination présumée et les éventuels liens du suspect avec des réseaux criminels.