Vilvorde : deux jeunes condamnés à cinq ans de prison après une agression d’une rare violence

Bouchaib El Bazi

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BRABANT FLAMAND — Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné à cinq ans de prison deux jeunes hommes de 19 et 20 ans pour avoir violemment agressé un jeune homme de 18 ans devant la gare de Vilvorde, le 6 mars dernier. Deux années de ces peines sont assorties d’un sursis.

Les faits, d’une extrême brutalité, avaient été captés par plusieurs caméras de surveillance et par des témoins. Les images avaient rapidement circulé sur les réseaux sociaux, donnant une dimension particulière à une affaire qui aurait pu rester cantonnée à un banal incident survenu aux abords d’une gare.

Selon les éléments présentés devant le tribunal, l’altercation avait débuté lorsqu’une jeune fille, accompagnée de son petit ami, avait été interpellée par un groupe de quatre jeunes hommes. Une remarque adressée à la jeune fille aurait poussé son compagnon à s’approcher du groupe.

La situation avait alors dégénéré en quelques instants. W., âgé de 19 ans, aurait porté le premier coup avant que lui et A., 20 ans, ne s’acharnent sur la victime à coups de poing et de pied. Un troisième protagoniste, mineur au moment des faits, aurait également participé à l’agression.

La victime avait été soulevée par-dessus l’épaule avant que sa tête ne soit violemment projetée contre le sol. D’autres coups avaient ensuite été portés alors que le jeune homme commençait à convulser. Selon les constatations reprises dans le dossier, A. avait encore soulevé les jambes de la victime avant de les laisser retomber brutalement, puis avait donné un coup de pied dans son sac à dos.

Après l’agression, les trois protagonistes avaient pris la fuite. A. et W. n’avaient été retrouvés que plusieurs jours plus tard.

Transporté à l’hôpital dans un état grave, le jeune homme de 18 ans souffrait notamment d’une fracture du crâne et d’une fracture de la clavicule. D’après son avocat, les conséquences physiques de l’agression restent importantes et la victime doit encore suivre une longue période de convalescence.

Au-delà de la sévérité des peines prononcées, cette affaire illustre une nouvelle fois la violence que peuvent atteindre certaines altercations entre jeunes lorsqu’elles basculent en quelques secondes dans une agression collective. La présence de caméras de surveillance aura, dans ce dossier, permis de documenter précisément la scène et de contribuer à l’établissement des responsabilités judiciaires.

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